Décembre 2005 - le chanteur Graeme Allwright revient au pays
Graeme Allwright, chanteur si populaire en France au tournant des années 60 et 70 avec des titres comme "Suzanne" ou "Sacrée bouteille", revient sur les terres de son enfance pour une tournée passion, à l’âge de 78 ans. Une première car Graeme est inconnu et n’a jamais chanté dans son pays natal, la Nouvelle-Zélande !
Ce retour, à l’occasion d’une série de concerts, est son vœu le plus cher qui devrait achever une carrière réussie à l’autre bout du monde. "Ce sera l’occasion de boucler la boucle et de poser ma valise"
, dit-il...
Il sera en tournée en Nouvelle-Zélande du 1er au 13 décembre 2005 et chantera ses compositions personnelles en anglais ou en français, des folksongs et quelques adaptations brillantes de chansons de Georges Brassens...en anglais.
Graeme sera accompagné des musiciens néo-zélandais de jazz réputés ; Misha Marks à la guitare, Patrick Bleakley à la basse, Jonathan Crayford au piano, Ian Parker aux percussions et Lucian Johnson au saxo.
Son retour au pays ne passera pas inaperçu auprès de ses compatriotes, puisque Graeme sera l’invité d’une émission du matin sur TVONE, de Campbell Live TV3, et la vedette du supplément spécial du NZ Herald le 26 novembre, Il sera aussi sur les ondes de Radio NZ et d’autres radios en novembre.
Une équipe de production française le suivra aussi à travers la Nouvelle-Zélande dans le but de réaliser un film documentaire pour une diffusion en France.
Un peu d’histoire…
Graeme Allwright naît en Nouvelle-Zélande en 1926 dans une famille mélomane. Il grandit à Wellington où il démontre du talent pour le théâtre. Fort d’une bourse du gouvernement, il part pour Londres où sa formation se doit d’être complétée. A peine installé, et pourtant inscrit à une des plus prestigieuses écoles de théâtre de Londres, le voici débarquant à Paris la veille du jour de l’an 1948, sur les traces de Catherine, qui deviendra rapidement sa première femme.
Enfant de la scène de par sa famille, Catherine fait entrer Graeme dans les coulisses, où il devient assistant du metteur en scène et homme à tout faire. A cette époque, il parle encore très mal le français. A la fin de certaines représentations, en « extra », Graeme commence alors à chanter, accompagné de sa guitare, un instrument qu’il est en train d’apprendre. C’est là que lui vient l’idée d’adapter certaines chansons de Leonard Cohen ou de Bob Dylan.
Lors d’une de ces soirées, en 1966, il a alors 40 ans, il est remarqué par un producteur de disque français et signe peu de temps après pour 5 ans. C’est le tournant de sa carrière. Commence alors une ascension fulgurante du chanteur, ses premiers tubes étant joués en boucle sur les grandes radios de la bande FM. Ses thèmes protestataires font mouche en pleine période de troubles de mai 68 et il conquiert ainsi des auditeurs dans toutes les couches de la société. Certaines chansons comme « sacrée Bouteille » et « Suzanne » (écouter la chanson - fichier format MP3 de 4Mo- Par ici->>) lui vaudront de figurer au Panthéon des chanteurs populaires français.
Mais le succès n’est pas son fort. Déçu par le côté commercial que prend sa carrière, il disparaît aux yeux du monde, en voyage au sud, à l'est, à l'ouest, en n’emportant que quelques affaires. Comme d’autres grands chanteurs de l’époque, et sans préméditation aucune, cette disparition alimente pourtant un mythe autour du personnage, qui lui garanti des retours réussis. Du folk au jazz, Graeme explore de nouveaux horizons depuis. Une carrière mouvementée donc, qui trouve un achèvement en Nouvelle-Zélande, là où Graeme a vu le jour. Un pays qu’il a toujours porté dans son cœur, aux côtés de la France, sa patrie d’adoption.
"La fierté est une mauvaise chose. Je ne suis pas fier, mais étonné ! Etonné qu’un néo-zélandais puisse avoir réussi en France. Ce que je trouve le plus satisfaisant, c’est d’apporter de la joie aux gens. Et c’est merveilleux de participer à cela"
Graeme Allwright
Sébastien

Commentaires