Départ en fanfare de cinq wakas polynésiens

waka polynésien

Les propriétaires des  appartements de luxe et des yachts de prestiges du quartier du Viaduct à Auckland se sont réveillés au son des hakas et des sonneries de conques marines mercredi 14 avril.

Une cérémonie avait lieu pour le départ de cinq pirogues traditionnelles de 22 mètres de long. Des Wakas armées chacune de 16 hommes d’équipage venus de Fidji, Tonga, Samoa et Nouvelle-Zélande qui ont appareillé vendredi 16 avril pour un voyage long de 16 mois et de 15 000 milles nautiques à travers le Pacifique.

Un voyage dont le double but est de transmettre le savoir traditionnel des navigateurs polynésiens et aussi de faire passer un message environemental sur la protection des océans et des habitants des îles.

Tonga danse

Pour Marc Gondard, le skipper français de la pirogue aux couleurs de Samoa qui réside à Apia depuis cinq ans : « Il s’agit de garder la navigation traditionnnelle vivante et aussi de transmettre cette connaissance tout au long du voyage de façon pratique. Moi par exemple je laisserai la barre du bateau à Hawaï, à un capitraine Samoan que je forme depuis déjà deux ans. »

Les cinq pirogues rejoindront d’abord Fakarava dans l’archipel des Tuamotus puis Nuku Hiva aux îles Marquises toujours en Polynésie française. Elles seront rejointes par une pirogue des îles Cook et une de Tahiti pour la traversée jusqu’à Hawaï. Puis la flotte polynésienne traditionnelle mettra le cap sur San Francisco et San Diego aux Etats-unis.

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Après une pause de trois mois en Amérique, les équipages mettront le cap sur les Iles Salomon où elles doivent arriver pour le Festival des arts du Pacifique prévu en juillet 2012. Pour le voyage de retour, la flotille fera escale aux îles Cocos, au Galapagos, en Polynésie Française, aux îles Cook, à Samoa, Tonga et Fidji.

Les cinq pirogues sont identiques et ont été construites en Nouvelle-Zélande. Les catamarans polynésiens traditionnels ont tout de même sacrifié au modernisme puisqu’ils sont équipés de panneaux solaires qui alimentent des moteurs électriques qui permettront aux bateaux de continuer à avancer pendant la journée dans les calmes.

« Ils poussent les pirogues à trois nœuds, précise Marc Gondard. Ils  nous seront fort utiles durant les deux passages du pot-au noir notamment ( zone se déplaçant au niveau de l’équateur et caractérisée par une absence de vent. NDLR).  

Un atout qui devrait aider les équipages à respecter un calendrier de navigation très serré.

Jérôme Gavelle

Auckland le 16 avril 2011

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