Mai 2002 - TRENZ, le salon professionnel du tourisme de Nouvelle-Zélande

TRENZ 2002

Du 21 au 23 mai, a eu lieu à Auckland le Salon international du tourisme de Nouvelle-Zélande, TRENZ (Tourism Rendez-vous New Zealand). Il s'agit du plus important salon professionnel rassemblant opérateurs kiwis et acheteurs venant du monde entier...

Grâce à nos accréditations médias, nous avons pu assister aux conférences de presse et déambuler parmi les stands afin de prendre la température du tourisme néo-zélandais. D'une manière générale, la sobriété prévalait parmi les exposants : stands sobrement décorés, ambiance conviviale mais feutrée. Ce salon professionnel est basé sur des rendez-vous fixés à l'avance entre acheteurs et exposants. Les organisateurs avaient auparavant recueilli les souhaits de chacun quant aux personnes rencontrées, pour aboutir à une énorme matrice de rendez-vous croisés et des plannings serrés pour chacun !

S'il est une conclusion à retenir de ce salon, c'est la confirmation que le tourisme néo-zélandais a le vent en poupe. Selon le Ministre du Tourisme, Mark Burton, "le tourisme est l'un des secteurs les plus dynamiques du pays et la vache à lait pour les taxes payées à l'état. Le secteur est très morcelé avec plus de 20 000 petits opérateurs qui participent à hauteur de 16% dans les exportations du pays. Sur l'année 2001, nous avons assisté à une augmentation de 14% du nombre de visiteurs en Nouvelle-Zélande."

qualmark

Le mot d'ordre du gouvernement et de Tourism New Zealand, l'organisation nationale du tourisme, c'est la qualité. Une campagne nationale et internationale a été lancée à l'occasion du salon afin d'inciter les opérateurs à appliquer des standards communs. Objectif : promouvoir une image positive du tourisme néo-zélandais dans le monde entier. Ce programme, dénommé Qualmark, est un signe distinctif de qualité pour les opérateurs qui auront satisfait aux exigences requises. 800 opérateurs devraient être certifiés avant la fin de l'année. "Il est essentiel pour l'industrie du tourisme d'être en accord avec la promesse "100% Pure" que nous délivrons à l'étranger", déclare George Hickon, directeur de Tourism New Zealand.

Afin de connaître les marchés prioritaires en termes de développement pour Tourism New Zealand, il suffit de jeter un oeil au communiqué de presse officiel. Ce dernier est en effet traduit en 8 langues, dont la moitié sont asiatiques, mais pas en français. Un oubli ? Nullement ! La confirmation nous en a été donnée par le ministre et directeur de Tourism New Zealand en personne, après que nous ayons soulevé ce point lors de sa conférence. Pour eux, les 11 000 Français qui voyagent en Nouvelle-Zélande chaque année ne représentent pas un marché significatif. Mais c'est sans compter avec les Européens francophones, les Canadiens français, les Néo-Calédoniens et les Tahitiens, qui contribuent au chiffre total de 48 000 visiteurs francophones en Nouvelle-Zélande l'an dernier ! Un chiffre très proche de celui des Allemands, 52 000, traditionnellement considérés comme un marché important. Et pourtant, le ministère du tourisme ne semble s'intéresser qu'à l'origine géographique de ces visiteurs francophones. Il n'envisage à aucun moment de les considérer sous un autre angle, c'est-à-dire comme une entité, un groupe de personnes de pays différents mais qui partagent la même langue, qui bien souvent parlent très peu anglais, et qui ont la même façon de voyager. Il est apparu clairement qu'aucune réflexion poussée n'a été entamée par les institutions touristiques pour tenter de favoriser l'accueil des francophones en Nouvelle-Zélande et développer ce marché. Aucune brochure touristique est traduite en français par exemple...

L'Asie, du Japon à l'Inde, reçoit par contre tous les encouragements et tous les efforts de la Nouvelle-Zélande. C'est en effet un marché potentiel énorme en terme numérique, mais aussi en terme de dépenses moyennes par visiteurs. Viennent ensuite traditionnellement l'Australie, les Etats-Unis et le Royaume Uni où les efforts restent importants.

Bien entendu, les intervenants de TRENZ ont dressé le bilan des événements du 11 septembre 2001. Même si la Nouvelle-Zélande a subi elle aussi le contrecoup de ce tragique événement au niveau de sa fréquentation touristique, elle a confirmé son image de destination « sûre ». Un point positif qui semble avoir accéléré la promotion du pays dans la distribution internationale de voyages.

Dans ce paysage favorable, on a pu noter l'émergence d'Auckland comme destination de tourisme. Ainsi, Graeme Osborne, directeur général de Tourism Auckland, a démontré qu'Auckland n'était plus simplement considérée comme la porte du pays, mais une destination et un lieu de villégiature à part entière. Alors que la Nouvelle-Zélande a généralement vu une augmentation de ses visiteurs de 14%, Auckland a pour sa part bénéficié d'un accroissement de l'ordre de 19% sur les deux dernières années. Plus significatif encore est le temps moyen passé par les visiteurs à Auckland, qui s'est accru de 40% entre 1999 et 2001.
Les investissements importants dans les infrastructures et dans les activités touristiques, ainsi que les événements internationaux comme la Coupe de l'America, le Rallye de Nouvelle-Zélande ou encore la Volvo Ocean Race, expliquent ces visites prolongées. Mais c'est surtout la prise de conscience par les visiteurs de la diversité naturelle et touristique de la région qui explique cette évolution. La région d'Auckland rassemble en effet un concentré de Nouvelle-Zélande à portée de main.

Vous le découvrirez d'ailleurs vous-même dans le guide d'Auckland des Frogs !

Seb

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