Nouveau tremblement de terre dévastateur à Christchurch

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Actu et témoignages en direct de Nouvelle-Zélande  Juste avant 14h, heure locale, ce mardi 22 février, Christchurch a été de nouveau le théatre d'un tremblement de terre de magnitude 6.3 qui a provoqué, cette fois-ci, une dévastation et des victimes en bien plus grand nombre que la secousse initiale de septembre 2010. A l'heure de publication, plus de 100 morts sont dénombrés, mais les nombreuses ruines de la ville pourraient encore cacher d'autres victimes...

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Une journée de deuil national sera tenue le vendredi 18 mars. Ce sera donc un jour férié dans le Canterbury.

Vos témoignages :

"J'habite à Christchurch. J'étais à la maison lorsque le séisme a frappé. Au début, on pense à une réplique, comme on en a souvent eu dans les environs récemment, et puis ça s'intensifie. J'ai de la chance d'habiter dans un quartier qui a bien tenu, comparer à d'autres que j'ai pu voir. Rien n'est tombé, à part quelques assiettes, et pas de fissures majeurs. Ma copine, par contre, était en ville lorsque c'est arrivés, pas très loin du centre-ville et à du marcher à travers le centre pour rejoindre notre maison. Des voitures écrasés, des bus sous des décombres, des gens en larmes dans la rue... Comme toujours, les néo-zélandais font preuve d'une grande solidarité et tout le monde s'entraide. Ceux qui ont de l'eau en propose à ceux qui n'en ont pas, et tout le monde vient s'assurer de l'état des voisins. Beaucoup de rues sont innondés, les feux de signalements sont coupés dans quelques endroits, ce qui augmente le chaos. Les gens font la queue aux stations services afin de pouvoir faire un plein pour s'échapper au plus vite, et les répliques sont très fréquente et harcellante. Toujours la peur de la voir s'intensifier... Nous avons eu l'électricité très rapidement, contrairement à la majorité de la ville, mais nous sommes toujours sans eau. Le plus dûr dans tout j'crois que c'est le sentiment d'impuissance, on ne peut rien faire, il vaut mieux rester à la maison de toute façon, pour ne pas encombrer les rues et laisser la place aux secours. Encore une secousse... On en peut plus, c'est vraiment éprouvant... "  
Sean Pourroy

"Je me trouvais avec mon copain au Mac Do sur Moorhouse Avenue, à quelques rues du CBD. Les gens hurlaient, les plateaux et chaises volaient partout, on s'est réfugié sous la table, la plupart des clients tentaient... de sortir du bâtiment... totalement indescriptible... Une fois dehors, le trafic a commencé a se transformer en chaos total, des voitures dans tous les sens, des gens qui courent, qui pleurent, qui hurlent, qui tentent de doubler les autres voitures... et la vue sur le Grand Chancellor Hotel qui penche dangereusement, sur Madras Ave évacuée. On a attendu plus de 4h sur le parking avant de pouvoir reprendre la voiture. 4h à tenter de se calmer, à craindre les aftershocks, a pleurer, bref... j'en tremble encore. Nous étions en route pour le CBD, après-midi shopping et visite, et avons décidé de céder à la tentation de la junk food... Je me dis que cela nous a peut-être sauvé la vie, à deux rues du drame. Nous avons été chanceux et toutes mes pensées vont aux personnes qui n'ont pas eu cette chance... Mon vol pour Paris est prévu le 1/3, je n'ai qu'une envie, c'est de rentrer au plus vite. Mon année en NZ a été merveilleuse, une expérience inoubliable, je regrette de terminer mon périple sur une note tragique... but life goes on, comme on dit."
Maelle Feugas

Photo : Ben rodriguez