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La NZ entre dans la conquête spatiale !

Sébastien Michel - Seb
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Rocket lab, une entreprise privée néo-zélandaise, a lancé avec succès une fusée dans l’espace, lundi 30 novembre. Atea 1 peut transporter deux kilogrammes de marchandises dans l’espace. Des parcelles de 100 grammes sont à vendre sur un site d’enchères électroniques.

Vous rêviez d’envoyer votre photo, une publicité, ou les cendres de votre grand-mère dans l’espace. C’est maintenant possible grâce à une société néo-zélandaise Rocket lab qui a lancé la première fusée kiwie dans l’espace. 52 ans après que la Russie a été la première nation du monde à envoyer une fusée dans l’espace, la Nouvelle-Zélande est donc officiellement entrée dans la conquête spatiale.

« Une aventure qui reste à l’échelle Kiwie, décrit le journaliste Chris Whitworth pour la télévision TV3. La fusée et son PC de lancement entre dans un van de location ! »

La rampe de lancement de Atea 1, le nom de la fusée kiwie, a été installée sur l’île de Great Mercury, à huit kilomètres à l’est de la péninsule du Cormandel. Et la fusée longue de six mètres devait s’envoler vers l’espace, lundi à 7 heures du matin. Mais, le lancement a dû être avorté en raison d’une connection de fuel défectueuse. Les scientifiques et concepteurs de la fusée ont dû s’envoler par hélicoptère pour aller chercher une nouvelle pièce, et réparer la panne.

Ils ont finalement procéder au lancement dans l'après-midi. La fusée a atteint une vitesse de Mach 5, 5 000 kilomètres par heure. Elle s’est élevée jusqu’à plus de 100 kilomètres d’altitude, avant d’amorcer sa descente. Son point d’aterrissage était prévu à 50 kilomètres au nord est de Great Mercury island, et les concepteurs de l’engin attendaient de recevoir le signal GPS pour partir rechercher les instruments scientifiques placés sur la fusée. Trois Aucklandais sont à l’origine du projet d’Atea.

Pour Peter Beck, 32 ans, directeur de la société Rocket lab : « Ces fusées sont conçues pour transporter des équipements de mesures scientifiques capables d’analyser la micro gravité, la physique solaire, ou les changements climatiques. Les instituts scientifiques qui veulent utiliser nos fusées doivent investir entre 50 000 et 100 000 dollars pour un vol. Ce qui est très bon marché par rapport à la concurrence ».

Les fusées néo-zélandaises sont construites en carbonne et composite. Elles doivent être récupérées intactes, à leur retour sur la terre, afin de préserver les données enregistrées par les appareils de mesure. Mais la société basée à Christchurch, envisage aussi d’autres débouchés pour ses engins.

« L’industrie spatiale privée est plein développement. Il existe des projets de vols spatiaux commerciaux, d’hôtels et de plate-formes spatiaux. Nos fusée pourront également servir à des utilisations privées comme répandre des cendres humaines dans l’espace par exemple. Ce qui est sûr c’est que ce programme représente un opportunité en or pour la Nouvelle-Zélande de se placer en leader de l’industrie spatiale dans l’hémisphère sud », poursuit Mark Rocket.

Atea peut transporter deux kilogrammes de marchandises dans l’espace. Des parcelles de 100 grammes sont à vendre sur le site d’enchères électroniques néo-zélandais : trademe.co.nz. La mise à prix est de 3 000 dollars. Le prochain tir pourrait avoir lieu au cours du premier trimestre 2010.

Jérôme Gavelle

Photo : Mark Rocket, Peter Beck, les fondateurs de Rocket lab, et Trevor Mallard, l’ancien ministre du développement économique entourent Atea, la première d’une série de six fusées. Credit NZPA.

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