Guide des Frogs 2010 : mission terrain terminée

Mars 2010 - A l’heure ou le travail terrain se termine, voici un bilan des valeureux Frogs qui se sont donnés cœur et âme pour vous livrer (bientôt) un ouvrage à jour et largement enrichi.

Pour ma part, entre quelques semaines de terrain, à destinations de Waiheke et de la péninsule du Coromandel, et surtout beaucoup de relecture, je ne suis pas mécontent de pouvoir, sous peu, vous proposer un grand cru. Mais après la récolte, il reste encore la vinification. Cela signifie encore des relectures, des vérifications, le choix des images et des cartes avant la mise en page graphique … et l’impression, en juin.

Pour Carole, c’est également des relectures et encore des relectures. C’est la correspondance avec l’imprimeur sur le choix du papier et toutes les astuces techniques qui en feront un ouvrage unique (on nous vous en dit pas plus pour le moment, surprise !). Ce sont aussi les échanges avec les distributeurs... Personne n'échappe au travail terrain bien sûr ! La ville d’Auckland n'aura plus de secrets pour vous !

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Estelle, notre coordinatrice en chef, raconte. « Recruter des enquêteurs rédacteurs, organiser leurs itinéraires, réserver des hébergements, les assister pendant leur mission … L’organisation et la logistique ont rythmé mes journées. Assise derrière mon ordinateur, je plonge dans le futur Guide des Frogs au fil de leur progression : Julien saute en parachute et me fait vivre Wanaka depuis le ciel, Jean me raconte ses rencontres intrépides, Manon me conte sa tournée avec un facteur de Wanganui, Sébastien me met l’eau à la bouche de son fabuleux repas de langoustes avec une famille maorie de l’East Cape. Ces récits me donnent des palpitations, la plume me chatouille, je m’agite sur ma chaise de bureau. Puis, en décembre 2009, je prends enfin la route. Direction le Northland. Je redécouvre l’histoire d’Aotearoa. Je rencontre des navigateurs en escale, ou qui se sont finalement installés sur la terre ferme. Je visite des hébergements à fuir et d'autres, coins de paradis, où j’aurais volontiers prolongé mon passage. En fin de mois, je traverse le golfe pour l’écrin naturel de Great Barrier Island, qui me fait vibrer. Mes journées s’écoulent à une allure folle et ne se ressemblent pas. Mes soirées, par contre, ont en commun les nombreuses heures passées sur l’ordinateur à décrire et à vous conter ces lieux magiques. De retour à l’agence, au fil des relectures, les chapitres s’assemblent, s’emboîtent et … dans quelques mois le Guide des Frogs 2010 sera, je l’espère, votre meilleur compagnon de voyage. Haere mai ! »

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Sébastien, alias Tintin, un brin nostalgique « Voilà, c’est fini. L’aventure Frogs s’est achevée pour moi avec le printemps, sur la côte ouest du Northland, 4 mois après avoir quitté les faubourgs d’Auckland pour remettre à jour le guide de voyage. Quelques blocs-notes ont été noircis, entre temps, au fil des 10 000 km parcourus à travers le pays. Les volcans du Tongariro et les superbes plages de l’Abel Tasman National Park m’ont sûrement offert les paysages les plus marquants, mais un souvenir domine à l’heure de tirer le bilan : celui des nombreuses rencontres et amitiés tissées tout au long du voyage. J’ai ainsi eu la chance d’être invité un samedi soir à la table d’une famille maorie de Te Kaha (East Cape). Au menu : homard et langouste, fraîchement pêchés, suivis d’une nuit dans le jardin, à boire des bières et jouer de la guitare jusqu’au lever du soleil, au-dessus de la mer et des pohutukawas. Ca vaut, croyez-moi, tous les shows maoris de Rotorua et les dérives commerciales qui les accompagnent. La communauté hippie de Golden Bay, un papy croisé au sommet du Mount Ngauruhoe et ces chasseurs de possums du Lake Waikaremoana trouveront encore une place de choix dans l’album des souvenirs. J’espère que vous prendrez autant de plaisir à feuilleter le nouveau guide que j’en ai eu à l’écrire. »

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Jean, notre troubadour, reprend la plume entre deux concerts dans l’île du Sud avec Loca Tangata. « Dernière ligne droite avant la tant attendue nouvelle édition du guide ! Alors que l'équipe de relecture entame l'ingrat travail de correction, l'enquêteur fait le point sur trois mois plutôt intenses à sillonner les routes du pays du long nuage blanc. Avec un peu de recul, il se voit vivre, manger, boire et dormir au rythme du guide. Il devient alors obsédé par la découverte du bon plan, de l'adresse insolite. Il met un point d'honneur à dénicher la perle rare et à trouver un intérêt à ces endroits qui en paraissent dépourvu. C'est en somme comme s'imaginer en train de préparer le séjour de ses parents ou de son meilleur ami. Il faut leur faire découvrir le meilleur de kiwiland.
Une autre satisfaction que ce travail procure est la possibilité de promouvoir des initiatives locales, indépendantes, durables ou simplement hors des sentiers battus. L'industrie du tourisme n'est pas toujours rose et c'est un privilège de pouvoir mettre en avant des personnes qui ouvrent leur coeur avant leur tiroir-caisse. Alors, si parfois le temps manque pour profiter de certaines alléchantes attractions, je me souviens avec tendresse d’un café et d’une belle discussion. En définitive, ce sont ces rencontres, plus que tout le reste, qui font de cette aventure une expérience inoubliable.
Et comme le dit la sagesse populaire maorie : He aha te meanui, he tangata, he tangata, he tangata! ("ce qui compte par dessus tout, ce sont les gens, les gens, les gens"). Alors avant de les croiser sur votre route, je vous laisse découvrir Bob gardien de la foret commune, Jono le musicien cosmopolite et polyglotte, Marianne au chevet de la rarissime Échasse brune, Ulva guide maorie sur l'île du même nom, Renan viticulteur et apprenti tailleur de jade ... et tant d'autres. »

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Et c’est Manon qui aura le dernier mot, son bilan s’y prête à merveille… « Le dernier nouveau monde dont tout le monde parle à Paris ? J’en reviens ! Les plages désertes, les fjords luxuriants, ils existent vraiment… je les ai vus, parcourus, touchés, racontés. De rédacteur de guide, je suis passée conteur, décrivant les villages perdus au bord de la Whanganui River, les légendes maories et autres histoires de l’hémisphère sud. Rentrée en France depuis deux mois, je n’ai toujours pas atterri et le souvenir de mon périple en milieu kiwi me réchauffe pendant l’hiver parisien. Une terre dont les nuages s’embrasent chaque soir, cela ne s’oublie pas comme ça… Et comme je le dis à Paris, si vous n’y croyez pas, lisez le guide ! »

Commencez à faire la queue chez votre libraire…

Sébastien

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