Guide des Frogs 2010, présentation des enquêteurs
Alors que septembre sonne le glas de l'été et la rentrée pour l'hémisphère nord, aux antipodes le printemps pointe enfin son nez et nos « Frogs-enquêteurs » prennent le large ! Ce lundi 1er septembre marque leur départ sur les routes de Nouvelle-Zélande de nos biens renommés Mafalda, Tintin, d'Artagnan et Troubadour... pour dépoussiérer notre Guide des Frogs.
Ils passeront les trois prochains mois à effectuer ce fastidieux et Ô combien minutieux travail. Leur mission : mettre à jour toutes les informations, revisiter et vous dégoter de nouvelles bonnes adresses. A l’agence, les journées seront rythmées par les relectures, les vérifications et la mise en page graphique. C'est le début d'une longue gestation de neuf mois avant la naissance de ce nouvel ouvrage de 900 pages ; Le Guide des Frogs 2010-2011.
Manon Liduena, alias "Mafalda" .
25 ans. Journaliste de formation, j’ai travaillé pendant deux ans à Paris en tant que pigiste pour différents supports, notamment le Nouvel Observateur. Tantôt critique cinéma, tantôt journaliste économique, j’ai hésité entre la sécurité d’un poste fixe et la liberté d’une vie de pigiste. L’appel de l’aventure a été le plus fort. Et mon envie de partir à l’étranger s’est imposée avec. J’ai donc tout laissé en plan, pour tenter l’inconnu.
Je voulais partir loin et longtemps. La Nouvelle-Zélande avait le double avantage d’être à l’exact opposé de la France et d'accueillir les jeunes Français disposant d'un visa vacances-travail. Le côté petit pays méconnu m’attirait particulièrement. J’ai donc fait le plein de croissants et me suis lancée dans l’aventure au volant d’un camion rouge. Après une vie de bohème de quatre mois passés à sillonner les deux îles, j’ai posé mes valises à Auckland pour vivre « kiwi ».
Ce que j'aime en NZ ? Les burgers à la betterave, les bières locales, Flight of the Conchords , Wellington et les moutons. Sans oublier les Kiwis, toujours prêts à rendre service, qui me font aimer ce pays, au point d’y vivre pendant un an. Partout en Nouvelle-Zélande je vis une nouvelle aventure ; du parapente à Nelson, de la voile à Auckland, en passant par un tour en avion de voltige à Queenstown. Chaque recoin de l’île recèle des trésors. La Nouvelle-Zélande m’a insufflé sa force et son esprit d’aventure. A mon tour de donner et transmettre, en mettant tout mon cœur dans ce guide qui vous lancera sur les routes d’Aotearoa.
'Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve' - Antoine de Saint-Exupery
Sébastien DUVAL, alias "Tintin"
24 ans. On raconte, entre les murs des Frogs, qu’il y aurait une vie avant la Nouvelle-Zélande. La mienne se résume à une série d’allers-retours entre la France et le Pays de Galles : deux années à Tours, en école de journalisme ; une à Newport, comme assistant de langue étrangère ; une de plus à Tours, pour finir ma licence. Puis retour de l’autre côté de la Manche pour un master de journalisme international à l’université de Cardiff et quelques mois de piges pour des canards sportifs (Rugby Hebdo, Aujourd’hui Sport, Le 10 Sport). La presse quotidienne régionale (Ouest France, La République du Centre, Sud Ouest, l’Yonne Républicaine) et un passage par la rédaction parisienne du Times ont également formé ma jeunesse avant que je ne réalise, enfin, que la NZ avait encore plus de moutons que le Pays de Galles. Et une meilleure équipe de rugby.
'When seagulls follow a trawler, it’s because they think sardines will be thrown into the sea' - Eric Cantona
Jean ICHTER , le "troubadour"
27 ans. Strasbourgeois d’origine, j’ai passé a Lille un diplôme de guide nature multilingue qui m’a permis d’apprendre l’espagnol, le hollandais et le ch’ti. J’ai ensuite fait un IUP en aménagement du Territoire. J’ai terminé mes études par un Master en Gestion des milieux naturels. Pour le valider, je suis parti 6 mois en Slovénie étudier … les grenouilles !
Après 8 mois comme Chargé de mission en France et 8 autres sur les routes de la Nouvelle-Zélande, j’ai tout naturellement rejoint l’équipe de terrain des Frogs-in-NZ. Le prétexte de mon arrivée en Nouvelle-Zélande a été le départ de mes parents pour Auckland il y a 2 ans. Quelques mois plus tard, un visa working holiday en poche, je suis parti avec mes jumelles, ma guitare et mon filet a papillon. J’étais loin de m’imaginer que j’allais travailler comme recruteur pour Greenpeace et que des maoris m’apprendraient à tailler une vigne. Je n’aurais pas non plus pensé monter un groupe avec une pianiste japonaise, ni acheter un accordéon italien chez un antiquaire de Christchurch.
Ce que j’aime en NZ ? La nature et les paysages évidemment. Mais également se sentir libre de réaliser les projets auxquels on croit. Et tous ces détails comme l’accent anglais des maoris, pouvoir changer de métier en une journée, le tatouage de mon banquier, quand la caissière m’appelle « love », s’endormir en écoutant les huîtriers pies, se faire des amis argentins, japonais, tchèques, chiliens, malaysiens …
Soyons réalistes, exigeons l'impossible !
Julien BLAVETTE , alias "d’Artagnan"
29 ans. Diplômé de droit et de sciences politiques, je m’oriente vers ce que je souhaite faire depuis que je suis tout gamin : journaliste. Mais entre temps, le côté obscur de la force me rattrape (et me passionne) et j’entre dans le monde de la politique travaillant ainsi pendant trois ans au service d’hommes politiques en tant que chef de cabinet (sic). L’an dernier, passées les élections nationales et locales, je recherche de nouvelles perspectives et plus d’adrénaline. Ma décision ne me prend que quelques minutes : je pars au bout du monde ! Je troque alors le look propret du costard cravate pour le look d’Artagnan version globe trotter : barbe de trois jours, chapeaux, jean, basket !
La Nouvelle-Zélande s’est imposée à moi naturellement comme la destination de mes rêves, celle de l’aventure, de l’inconnu. Elle présentait tout ce que je recherchais : un pays anglophone, loin de mes repères, loin de ce que j’avais pu voir jusqu’à lors. Je ne la connaissais que par les photos magnifiques d’un ami revenu de VVT. J’ai eu envie à mon tour de tenter l’expérience.
Ce que j’aime en Nouvelle-Zélande ? Les gens, chaleureux et ouverts et la diversité culturelle qu’il y a ici. On rencontre des kiwis aux origines variées des quatre coins de la planète : des américains, des anglais, des allemands, des chinois…Beaucoup ont eu des vies originales, voire marginales, avant de se poser à Aotearoa et les discussions qu’on peut avoir sont humainement très enrichissantes. Et les paysages bien sûr. Bien qu’étant plutôt urbain, j’apprécie les grands espaces et leur diversité. On passe des montagnes aux plaines en passant par les volcans, du vert des forêts tropicales du Northland au blanc des sommets enneigés de l’île du Sud, sans oublier les cratères rouges et jaunes de Tongariro et du Central Plateau. Pour le photographe amateur que je suis, c’est extra !
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