Piloter un Boeing 737 c’est possible à Auckland !
Invité par Philippe Gallais, un français installé de longue date en Nouvelle-Zélande et pilote patenté, Karen et moi nous rendons à l’adresse indiquée pour… notre premier vol de pilotage d’un 737-800. Intrigués, nous découvrons une boutique à mi-chemin entre l’agence de voyages et la salle d’embarquement (avec montres et autres gadgets duty-free !). Le tout en plein quartier de Takapuna. Philippe, en complet uniforme de Commandant de Bord, nous accueille d’un sourire et nous installe confortablement dans un canapé en cuir pour un briefing … de pilotage.
S’ensuivent 15 minutes d’explications sur les mires et autres instruments de navigation sur un écran face à nous. Vitesses, altitude et angles divers et variés nous sont expliqués.
« Aujourd’hui, nous volerons entre deux villes d’Autriche » nous précise Philippe en nous remettant nos plans de vol. La feuille est couverte de lignes et d’abréviations indéchiffrables ! Et oui, le site est un vrai centre de formation au pilotage, qui ouvre au public pour des découvertes ‘professionnelles’.
Fin prêts, nous prenons un couloir et comme par magie entrons par la porte d’un avion de ligne. Le simulateur est une réplique exacte d’une cabine de contrôle d’un 737-800. Par la fenêtre, on découvre l’aérogare, projeté avec un réalisme saisissant sur un écran à 180°. Installé pour ma part face aux instruments de contrôle et le ‘manche’ entre les genoux, les préparatifs du vol commencent. Nous entrons dans l’ordinateur de bord les données et j’allume une ribambelle de petits interrupteurs sous les ordres éclairés du Commandant de bord. « Une préparation de vol dure 45 minutes généralement pour les vols commerciaux » nous explique Philippe.
Quand tout est paré, que les casques sont sur les oreilles et les dernières explications sont données sur le contrôle du manche qui permet de piloter l’avion et que j’ai devant moi, nous voilà partis pour la piste de décollage. Ça y est, après avoir reçu le feu vert de la tour de contrôle, nous décollons…
Sous les indications de Philippe, complètement investi dans sa mission, nous faisons les diverses opérations de vol : rentrer les trains, éteindre les lumières de position, changer les données de vol dans les multiples contrôles… et bien sûr garder l’avion sur sa trajectoire avec le fameux manche. Du cockpit, on ‘vit’ complètement l’expérience, le bruit des turbines et les mouvements sont reproduits avec un réalisme tout à fait honorable.
20 minutes de vol plus tard au dessus des alpes, nous approchons de la ville de destination. Le soir arrive sur l’Autriche et la simulation du ciel et des paysages survolés est saisissante. Après une tentative avortée suite à une instruction reçue par radio de la tour de contrôle, nous refaisons un tour complet pour un nouvel atterrissage. Le réglage des instruments de bord s’accélère, je suis complètement perdu ! Heureusement, Philippe est bienveillant et pallie à mes lacunes de pilotage, nous n’allons donc pas nous écraser ;-)
Encore quelques minutes de frisson lorsque nous voyons arriver la piste d’atterrissage et sous la voix métallique de l’ordinateur de bord, nous passons de 500 mètres, 200 mètres à 10 mètres et zou… nous touchons terre. Ouverture des volets pour freiner l’appareil, réduction des moteurs, et direction l’aérogare. Au final, nous éteignons les moteurs et tous les instruments de navigation avant de pouvoir souffler.
Une expérience unique pour s’amuser ou pour se découvrir une vocation ! www.flyajet.co.nz
Sébastien
