Laurent Boiveau sur le Te Araroa

Un ouvrage à lire sur le Te Araroa et ses 3000 km à pied en Nouvelle-Zélande

Nous avons enfin en main le livre de 195 pages illustrées de photos de Laurent Boiveau, qui y raconte avec ses mots et ses images son périple sur le fameux chemin Te Araroa, qui traverse la Nouvelle-Zélande du nord au sud. On le recommande à tous ceux qui sont tentés par cette grande aventure pédestre de plusieurs mois, ou qui sont simplement curieux de découvrir la Nouvelle-Zélande autrement, grâce à ce récit en étapes et plein d’anecdotes. Le style enlevé, les belles photos, les cartes, et même le choix du papier mat, en font un ouvrage cohérent et agréable à lire.

On a posé quelques questions à Laurent concernant sa trajectoire et cette aventure hors norme !

Bonjour laurent, présentez-vous en quelques mots

Passionné de marche à pied, je suis sur les chemins depuis le milieu des années 90. Je suis ainsi devenu accompagnateur en montagne. J’ai travaillé pour de grands Tours Operateurs durant de nombreuses années, puis je suis passé à mon compte. Mes voyages sont devenus de plus en plus longs et je finissais toujours par explorer des régions isolées où il était possible de réunir rencontres et exploration. En dehors du montage et de l’exploration de nouveaux itinéraires, j’ai toujours gardé du temps pour moi pour continuer à voyager à pied. Ce qui m’a amené aux voyages au long cours…

Comment est né ce projet ?

A la sortie de ma traversée du Népal, une version un peu plus complèxe que celle de la Great Himalayan Trail (car je suis resté très au nord, au plus proche de la frontière tibétaine), j’ai su instantanément que je voudrais repartir à pied pour de nombreux mois. Il y avait bien le PCT (Pacific Crest Trail) de l’ouest américain, mais le Te Araroa me semblait plus intimiste et la Nouvelle-Zélande m’attirait depuis un moment. Il ne restait plus qu’à choisir une date de départ. Et ce fut donc le 25 Novembre 2019…

Une fois sur place racontez-nous les anecdotes les plus marquantes, les différences culturelles…

J’ai été incroyablement surpris pas la gentillesse des kiwis, les incitations ont été nombreuses pour s’arrêter boire un thé, manger un gâteau ou encore partager le repas de Noël avec une famille qui ne me connaissait pas du tout. Je ne suis pas sûr que cela soit reproductible par chez nous, mais il faudrait tester ! On a l’impression qu’ils sont intéressés par les gens venus d’ailleurs et surtout par ces fous qui traversent leur pays à pied.

J’ai aussi apprécié à sa juste valeur le peu de rencontres avec les Maoris, que ce soit autour d’une cérémonie ou devant une bière. En discutant, on se rend compte qu’il reste encore des sujets qui leur tiennent à cœur.

Enfin Auckland et Wellington sont des villes à taille humaine. Il y fait bon se promener, de faire une pause pour découvrir une vie qui semble paisible.

Quels furent les meilleurs souvenirs de cette aventure ?

Pour moi, j’ai un petit faible pour l’île du Sud, plus sauvage. J’ai vraiment apprécié les sensations que me procurent les paysages plus alpins. Mais en dehors du Te Araroa, se sont les variantes qui ont fait de ma traversée celle que j’avais en tête. En premier lieu, le tour complet du Tongariro. La partie nord est très sauvage et permet de découvrir un aspect de la Nouvelle-Zélande assez inhabituel… son petit bout de zone désertique. Puis le passage par Angelus hut (à la sortie de St Arnaud dans le Nelson Lakes National Park), lui, permet de prendre de la hauteur et de visiter de nombreux lacs. J’y mettrai aussi mes 10 jours dans le Mt Aspiring National Park, un must pour les amoureux de montagne.

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En aparté, je mentionnerai aussi le grand tour de Stewart Island, l’île tout au sud du pays. Je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas inclus dans le Te Araroa. L’île offre un condensé de voyage où il est enfin possible de découvrir les fameux kiwis.

En cette traversée 2019-2020, j’ai dû aussi me confronter au confinement, et en Nouvelle-Zélande, ça a été un peu différent des autres pays du monde…

Une situation qui m’a vraiment marqué, c’est le jour où j’ai dû affronter une tempête dans le sud du sud. Une rafale a réussi à me retourner avec mon sac ! Heureusement la hut (refuge) n’était pas loin, et j’ai pu me mettre à l’abri en profitant du spectacle.

Et puis, je dois l’avouer, j’ai été très chanceux ! Sur toute la traversée, je n’ai eu que 5 jours de pluie (par contre à Stewart, ça a été plus humide)… ça m’a bien aidé à apprécier l’ensemble.

A quand le prochain ouvrage ?

J’avoue ne pas encore avoir, mais j’ai un projet de livre photos sur Madagascar, une île pays des plus attachantes…

Ouvrage disponible sur Amazon en français pour 24,50€ !

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