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La faune de Nouvelle-Zélande

La faune terrestre

Voyage Nouvelle-Zélande

Oubliez les images de serpents, de scorpions ou d’alligators que vous auriez pu voir dans des documentaires animaliers sur la faune australienne. En Nouvelle-Zélande vous n’avez pratiquement aucune rencontre désagréable à redouter à part peut être les piqûres de moustique et de sa petite mais vicieuse cousine la ‘sandfly’. Certes, le pays abrite bien un insecte dont la morsure est vénéneuse : il s’agit d’une petite araignée rouge et noire appelée katipo qui vit souvent cachée sous des pierres, exclusivement dans les dunes du bord de mer. Cependant, il est rare de la rencontrer dans la région et encore plus de se faire piquer. Dans certaines parties du bush, on peut éventuellement voir des cochons sauvages  et des cervidés , mais inutile de dire qu'ils seront sûrement plus effrayés par votre présence que l’inverse. Les sangliers, cerfs, rats et mustélidés (belettes, fouines…) arrivés avec les colons maoris puis européens seront les premiers mammifères présents sur la terre néo-zélandaise, exception faite d’une chauve-souris native.

Ce bouleversement a décimé les fragiles équilibres de certaines espèces, désormais quasi éteintes comme le lézard préhistorique tuatara ou le gecko .

Les opossums (« possum » en anglais, photo) sont les plus célèbres des animaux qui furent introduits dans le bush. Importés au 19ème siècle d’Australie pour leur fourrure, et relâchés dans la nature, leur nombre a très vite proliféré devant l’absence de prédateurs natifs. A la nuit tombée, il est ainsi très commun de tomber nez a nez avec l’un d’entre eux, sur la route notamment. De nombreux finissent d’ailleurs aplatis sur la chaussée… Petit animal nocturne peu farouche, malicieux et bruyant, sa population estimée à 40 millions fait un ravage non négligeable sur la flore locale dont il est friand. L’opossum est l’ennemi numéro un du pays. Il fait l’objet d’une traque sans merci.

Mais ce sont l’introduction des rats , belettes , fouines et autres carnassiers du sol forestier, qui a détruit à grande échelle tout l’écosystème basé sur le règne des oiseaux. Ces à cause de ses derniers que le ‘bush’ néo-zélandais est désormais si silencieux un peu partout dans le pays. Les efforts de réduction de ces nuisibles portent certains fruits dans les îles et dans des réserves naturelles identifiées, mais la lutte est longue et l’issue plus qu’incertaine !

Parmi les insectes remarquables, le weta , énorme sauterelle, avec un poids de 70 grammes, est le plus lourd de tous les insectes. On le voit régulièrement même en ville, lorsqu'il sort des zones humides et sombres où il est à son aise.

tui

Les oiseaux

Avant que l'homme ne pose le pied en Nouvelle-Zélande, les oiseaux régnaient en maître sur le pays, de la cime des arbres au sol forestier. Ce qui représente ainsi le mieux la richesse de la faune néo-zélandaise est sans doute le monde des oiseaux, à commencer par le fameux kiwi , une espèce unique au monde et un emblème national si fort que les habitants de Nouvelle Zélande se présentent plus volontiers comme des « Kiwis » que comme des « New Zealanders ».

Aussi gros qu’une poule, le kiwi  (Asperyx australis) a de petits yeux et un long bec, et n’a ni ailes ni queue, inutiles, puisqu'il ne vole pas mais trottine. Malheureusement, vivant la nuit et d'un naturel timide, vos chances d’en apercevoir un sont pratiquement nulles. Et cela sans compter que l'oiseau est en voie de disparition dans la plupart des régions du pays, du fait de l'introduction de multiples prédateurs et d'une déforestation massive. Vous pourrez en voir dans les zoos ou, si vous êtes très chanceux et silencieux, dans la nature, principalement dans certaines réserves ou îles protégées.

Pour ne pas être en reste, vous verrez partout d’autres oiseaux remarquables tels que le paradise shelduck , une sorte de canard coloré qui choisit son partenaire pour la vie, le Pukeko , un oiseau des marais au bec orange, leweka  que l'on peut aisément confondre avec un kiwi et autres perroquets natifs que sont le kaka  et le kea .…

Parmi les plus bruyants, il faut citer le morepork , petite chouette gris brun dont le cri nocturne évoque son propre nom (« mo’-po’k »), le bellbird  ou le tui  (photo), couleur bleu-nuit, très reconnaissable aux boules de plumes blanches qu’il porte à son cou et a son chant surréaliste et incessant (pensez à R2D2 dans le film "La Guerre des étoiles").Enfin, la palme du vol le plus bruyant revient au wood pigeon , qui anime les forêts natives de son battement d'aile.

Enfin, lors de vos balades dans le bush vous serez sûrement suivis par le gracieux fantail . A peine aussi gros qu’un rouge-gorge, il joue de sa queue en éventail lors de son vol frénétique et désordonné. S’il vole ainsi, c’est en fait pour attraper les dizaines de minuscules insectes que vous dérangez sur votre passage !

Dans le domaine maritime, vous retrouverez des oiseaux plus connus, tels que les sternes , les fous austraux , les mouettes  et les goélands . Sur la Péninsule d'Otago, vous aurez la chance de voir aussi des albatros royaux  qui y nichent toute l'année.

Le monde marin

yellow-eyed

Les eaux néo-zélandaises sont très poissonneuses. En mer, on pêche par exemple snappers  (dorades), kahawais  (saumons de mer), crayfish  (langoustes) et blue cods  (cabillauds). Dans les rivières, les truites fario et arc-en-ciel , introduites, abondent.

Les amoureux des mammifères marins vont adorer le pays, et ses nombreuses espèces de cétacés  (baleines, cachalots ou dauphins) et de pinnipèdes  (otaries). Les espèces de dauphins sont nombreuses, et certains spécimens s’approchent parfois très près des côtes. Ce sont principalement les Hector’s dolphins , qui ne vivent qu’en Nouvelle-Zélande, et atteignent à peine 1,5m de long, les très acrobatiques dusky dolphins , et les grands dauphins, dont fait partie « Flipper » (bottled-nose dolphins ). Lesorques  (orcas ou killer whales, Orcinus orca) fréquentent aussi ces côtes.

Un peu plus au large, à certaines périodes de l’année, on observe des baleines, surtout la baleine à bosse  (15m) dans sa migration entre nord et sud, la baleine franche australe, l’immense baleine bleue. Mais le cachalot  reste le cétacé le plus souvent observé et régale à longueur d’année les visiteurs de Kaikoura.

Les côtes sont fréquentées par les requins, mais pas de panique, aucune attaque mortelle n'a été relevée dans les eaux néo-zélandaises depuis 1963 ! Si vous faites du surf, prenez garde surtout aux courants, ils sont bien plus dangereux !

Vous ne manquerez pas d’observer sur la côte les otaries à fourrure  de Nouvelle-Zélande (New Zealand fur seals) et, plus gros, les lions de mer  (New Zealand sea lions).

L’otarie de Nouvelle-Zélande mesure jusqu’à 2m de long et pèse près de 200kg. Elle préfère les rochers au sable. Un mâle peut avoir une douzaine de femelles sur un territoire qu’il défend contre d’autres mâles. Les petits naissent en décembre après neuf mois de gestation. L’otarie se nourrit la nuit de calmars et de poissons. Contrairement à la majorité des animaux de Nouvelle-Zélande, la population des otaries croît chaque année et on dénombre plus de 60 000 individus.

Le lion de mer, est deux fois plus lourd que l’otarie. Le mâle se reconnaît à sa couleur sombre et sa crinière (d’où son nom) et la femelle à sa couleur crème. Il vit dans l’extrême sud du pays, mais 95% des individus se trouvent dans Auckland Islands. Comme l’otarie à fourrure, le mâle forme son harem (12 à 25 femelles) en période de reproduction. Les petits naissent également en décembre. Ces animaux s’établissent le plus souvent sur une plage à proximité de dunes pour pouvoir s’abriter du vent. Ils se nourrissent de poissons, de crabes et de calmars. On dénombre environ 15 000 individus.

Vous apercevrez peut-être dans les Catlins, à certaines périodes de l’année, le léopard de mer  et le plus grand des pinnipèdes, l’éléphant de mer austral  (Southern elephant seal).

Toujours amusants lorsqu’ils se déplacent et souvent pris par des observateurs non avertis pour des mammifères, les manchots  sont incontestablement les autres oiseaux-vedettes de l’île du Sud. Méfiez-vous de leur nom anglais. « Penguin » est un faux-ami !

En Nouvelle-Zélande vous verrez des manchots, c’est-à-dire des oiseaux qui ne volent pas (à la différence des pingouins). Ce sont d’ailleurs les meilleurs oiseaux nageurs du monde, et ils vivent dans l’hémisphère Sud uniquement. Oubliez donc les dessins animés qui présentent des manchots à côté d’ours polaires ! L’île du Sud en accueille trois espèces. Le manchot bleu , ou manchot pygmée (blue penguin), 40cm de haut et 1kg en moyenne, est la plus petite espèce de manchots au monde.

Plus grand (65cm), le manchot à œil jaune  ou manchot des antipodes (yellow-eyed penguin, en photo), figure sur la liste des espèces de manchots les plus menacées d’extinction, et est le seul à avoir les yeux jaunes. Très rare également, le gorfou huppé  (Fiordland crested penguin) ne vit que sur la côte Sud-Ouest de l'île du Sud et possède de jolis « sourcils » jaunes en forme de huppe.

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