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De la découverte à la colonisation de la Nouvelle-Zélande par les européens

Voyage Nouvelle-Zélande

Entre 300 et 700 ans après que les premiers polynésiens n'aient commencée leur colonisation d'Aotearoa, Abel Janszoon Tasman  reçoit l'ordre de trouver le pays dont tous les explorateurs parlent depuis des siècles, la Terra Australis Incognita . Nous sommes en 1642.

Deux bateaux hollandais sont équipés pour la mission : le "Zeehaen" et le "Hemmskerck".

Le 13 décembre 1642, Tasman aperçoit "un grand pays, en hauteur", c'est la Nouvelle-Zélande, Tasman note alors dans son journal le nom de Staete Landt, renommée plus tard Zeelandia Nova, puis New Zeland, avant de prendre son nom actuel, New Zealand.

Il n'a pas le temps de débarquer qu'il est attaqué en mer par des wakas (pirogues) Maories. Sous la charge, il doit appareiller précipitamment sans avoir pu poser le pied à terre.

C'est James Cook  qui sera le deuxième navigateur européen à entrer dans les eaux néo-zélandaises avec son bâtiment "Endeavour" lors d'un voyage destiné à des études astronomiques et à la recherche de cette Terra Australis Incognita  qu'on dit avoir découverte. Le 6 octobre 1769, James Cook débarque donc dans l'île et noue rapidement des rapports amicaux avec les Maoris grâce à l'appui d'un chef tahitien embarqué à Tahiti quelques mois auparavant.

Pendant qu'il navigue à la pointe nord du pays, de violents orages déroutent l'Endeavour vers la côte est. A environ 9 miles de la côte, et en plein jour, l'Endeavour croise alors, sans le voir, le bateau français "St Jean-Baptiste", sous le commandement de Jean-François-Marie de Surville , qui luttait, lui aussi, pour garder son cap - mais dans la direction opposée. Incroyablement, ni les Britanniques ni les Français ne se sont aperçus.

Dès 1791, et avant même toute annexion, les marins et commerçants britanniques, américains et français convergent et exercent déjà divers métiers autour de la Nouvelle-Zélande. Les baleiniers, marchands et chasseurs de phoques travaillent le long des côtes. Des petits ports se créent pour ravitailler les hommes, extraire la graisse de baleines et réparer les bateaux.

Les relations avec les autochtones sont alors, la plupart du temps, pacifique. Chacun y trouvant son compte dans le troc qui s'est établi. Certains événements tragiques ne manquent pourtant pas de survenir dans ces contrées d'aventuriers. Les maoris des îles Chathams massacrent l'équipage du baleinier français le "Jean Bart" et entraînent de vives représailles de la part de la corvette française "l'Héroïne" au tout début du 19ème siècle.

Rapidement après les baleiniers, les missionnaires débarquent d'Europe pour un tout autre commerce, celui du 'sauvetage des âmes'. Avant 1840, on en recense trois groupes prosélytes et concurrents : les Anglicans, représentés par "The Church Missionary Society", les Wesleyens et les Catholiques. L'évêque français Jean-Baptiste François Pompallier  établit la première Mission Mariste à Hokianga, en 1838 et aura une destinée hors du commun aux premières heures de l'émergence de la nation. (voir l'article qui lui est consacré)

La Grande Bretagne et la France, engagés dans la lutte hégémonique sur terre et sur mer à travers le monde auront du mal à faire un pas décisif. Les opérations dérégulées de la New Zealand Company  formée à Londres pour acheter des terres aux Maoris ainsi que les rumeurs sur les vues françaises sur le sud du territoire, poussent les Anglais à faire le premier pas et à obtenir à l'arrachée l'adhésion d'une grande partie des chefs maoris à un traité les liants à la Couronne d'Angleterre. Le traité de Waitangi fera office de constitution de cette nouvelle colonie et mettra un terme final aux prétentions françaises.

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