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Les grandes migrations polynésiennes

Voyage Nouvelle-Zélande

La découverte de la Nouvelle-Zélande est la dernière grande étape des prodigieux voyages d’exploration  entamés il y aurait quatre mille ans par d’extraordinaires marins originaires de l’archipel de Bismarck en Nouvelle-Guinée, et qui vont peupler progressivement le Pacifique d’ouest en est : Tonga et Samoa  d’abord, les îles Cook , les îles de la Société et les Marquises  ensuite, puis enfin, Hawaï  et l‘île de Pâques . Certains pensent même qu’ils atteignent l’Amérique et en ramènent la patate douce (kumara). Une théorie généralement acceptée sauf par une poignée de sceptiques dont le plus fervent chercheur et écrivain se nomme Thor Heyerdahl (décédé en 2002). Cet anthropologiste et aventurier d'origine norvégienne publie une étude très approfondie dans son ouvrage "American indians in the Pacific" où il s'attache à démontrer que les polynésiens seraient venus d'Asie effectivement, mais via les tribus ayant migrées en Amérique du Nord (Colombie Britannique) grâce aux courants marins qui tournent dans le Pacifique du nord vers le sud-ouest. Un livre très intéressant dont nous recommandons la lecture. Suite à ses recherches, il construit une embarcation sur les plans polynésiens, le très célèbre "Kon-Tiki" et entreprend le voyage à partir du Pérou en 1947 afin de prouver plusieurs autres de ses théories sur les liens entre l'Amérique et la Polynésie... Lire ->>

On ignore pourquoi ces hommes s’expatrient : guerre, famine, persécutions religieuses ou politiques ou simple esprit de découverte ?

Mais ils emportent sur leurs grandes pirogues doubles toutes les bases nécessaires à une colonisation éventuelle : femmes, animaux, plantes et outils. Combien étaient-ils et quand sont-ils arrivés en Nouvelle-Zélande ? Les historiens se disputent mais les découvertes archéologiques montrent des traces d’installation dès le 12e siècle.

Pour la survie des plantes tropicales qu’ils ont emportées avec eux, les premiers arrivants remontent assez vite vers le nord et un climat plus chaud. On sait aujourd’hui que seules les kumaras (patates douces) et les gourdes (servant à conserver les aliments) ont survécu. Mais c’est la faune locale et en particulier l’abondance d’otaries et de moas (dans l’île du Sud) qui scelle le succès de ces colons devenus chasseurs et engendre une forte poussée démographique.

Ce peuple de marins est en effet extrêmement mobile et utilise toutes les voies navigables pour se déplacer.

L’épuisement des réserves de chasse et des sols cultivables côtiers a d’autres conséquences : un mouvement vers l’intérieur des terres, le renouveau de l’horticulture, le ralentissement de la démographie, et surtout la guerre qui modifie l’habitat qui passe de kaingas , villages épars non défendus, à des villages regroupés autour d’une forteresse, les pas , et enfin la systématisation du cannibalisme à l’arrivée des premiers Européens. On estime la population maorie à 100 000 individus à la fin du 16e siècle.

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